Protégeons nous les uns les autres

jeudi 5 novembre 2020

le temps est à l'auto-confinement

Malgré le couvre-feu et les vacances scolaires, le nombre de contaminés continue à augmenter en France avec sans doute, ou peut-être, une légère décélération. Les données sont déjà extrapolables pour les hospitalisations, les passages en réanimation (25% de décès) et les décès pour le 2 ou 3 semaines à venir. On sera alors bien au dessus des chiffres les plus mauvais d'Avril. Pour la suite, il n'est pas dit que les courbes baissent avant de longues semaines.

Aujourd'hui, il faut bien sûr continuer à jouer collectif pour limiter la casse même si le "drôle de confinement" n'incite guère les uns et les autres à la prudence.

Nous sommes aussi passé à un stade où chacun, pour sa propre sécurité, doit mettre en œuvre des actions de limitation des risques. Près de 10% des personnes décédées ont moins de 65 ans et le risque de décès si on est contaminé à 40 ans est de 1.5/1000. Il augmente fortement pour être déjà de  1% à 65 ans.

Chacun doit être conscient qu'il faut limiter les contacts sociaux, surtout en intérieur et sans masque. C'est au point que le chef de la réanimation rennaise (CHU qui a constamment minoré par d'autres médecins  les risques de la Covid ces derniers mois) demande que l'on porte le masque à la maison. Son discours peut paraître extrémiste, il est cohérent avec la période actuelle.

Donc, limitez les rencontres sociales dans leur nombre et leur durée, même avec masque (barrière importante mais non étanche). Dans les circonstances où le masque n'est pas utilisable, garder vos distances, c'est à dire 2 mètres, ce qui veut dire qu'un repas à table n'est plus raisonnable.  Au moins une personne sur 50 en France est contaminante, avec une moitié qui n'a pas ou n'a pas encore de symptôme. 

En cas de symptômes infectieux, pulmonaires, ORL ou digestif, maintenez-vous à l'isolement strict jusqu'au résulta du test.

Jusqu'à maintenant, la santé de tous dépendait de chacun et c'est encore le cas. La nouveauté c'est que la santé de chacun dépend désormais de chacun.